LA TOUR DE PISE DIASTEME JEANNE ROSA

 

Diastème, Hammam, l'amour de l'art, 107 ans, la nuit du thermomètre

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la tour de pise


TT (…) Jeanne Rosa apporte une fraîcheur frémissante à ce personnage tyrannisée d'angoisses quotidiennes, d'amours déçues, et qui ne sait plus bien comment vivre, malgré ses constants efforts, sa bonne volonté enfantine et naïve. Il y a quelque chose de tchékhovien dans cette interprétation tout en légèreté grave et douce, et qui émeut et amuse tout ensemble. Qui fait joliment rêver, à chaque instant.
Fabienne Pascaud

20 minutes
« Monsieur ? Monsieur ! » Mais à qui donc s'adresse cette jeune femme que des hauts talons immobilisent sur un plongeoir ? La trouille au ventre et le cœur en berne, elle s'accroche à son sac à main et fait diversion... Pour combien de temps ? Si le texte doux-amer de ce monologue se révèle désespérément drôle, il doit aussi beaucoup à sa comédienne. Aussi cocasse qu'émouvante, Jeanne Rosa incarne avec malice cette fille qui penche et pour qui sauter ou tomber n'est finalement peut-être qu'une question de confiance.
Ch. L

pariscope
De l’écriture à l’interprétation, rien n’est bancal dans ce spectacle ! (…) Diastème aborde, avec ce style piquant, cachant beaucoup de sensibilité, la douleur de se tenir droit dans un monde où tout va de travers. L’émotion à fleur de peau, Jeanne Rosa est bouleversante.


"La Tour de Pise"
Droite dans ses bottes
Une femme
seule en face d'un vide. Quel vide ? Et où est-elle ? Sur le plongeoir d'une piscine ? Sur la tour de Pise ? En face d'un rôle qu'elle devrait interpréter ? Toujours est-il qu'elle a peur de sauter, peur d'y aller. Elle y est encouragée pourtant mais elle a peur. Et de quoi a-t-elle peur ? De la douleur ? De la mort ? Du ridicule peut-être. Alors elle parle pour apaiser sa peur. Et ce qu'elle dit, dans la drôle de langue de Diastème, est intéressant.
Il y a toujours dans un monologue, un côté performance qui peut agacer. Performance de l'auteur et performance de la comédienne. Sur ce plan, c'est une incontestable réussite : intelligence et subtilité du texte. Et puis aussi charme, finesse et talent de la comédienne. D'ailleurs, l'agacement que crée le procédé passe très vite. Même si on s'attache davantage à la comédienne qu'au personnage qu'elle interprète. Un vrai attachement avec ce qu'il implique de sympathie et d'admiration. L'empathie fonctionne donc formidablement ce qui est finalement le plus important dans ce genre de spectacle. La manufacture des Abesses est un petit théâtre qui vient tout juste d'ouvrir. Souhaitons qu'ils poursuivent longtemps cette politique d'exigence. On en a bien besoin.
J.-L. J.


Un penchant pour l'autodérision

On ne saura jamais qui est ce "Monsieur" auquel s'adresse la jeune femme pendant un peu plus d'une heure, au bord d'un plongeoir constituant le seul élément de décor, étroite bande bleue qui surplombe légèrement la pénombre environnante. D'elle, en revanche, on apprendra pas mal de choses, tout au long d'un monologue qui embrassera une foultitude de sentiments, inquiétude, tristesse, colère, dépit, mélancolie, mais sur un ton où effleure cette autodérision sans laquelle la pillule serait encore plus difficile à avaler. Alors, elle parle de tout et de rien, pour raconter la vie à sa façon, disons lucidement élusive. "Il est en train de tomber dessus une espèce de langueur, déjà que je ne suis pas très drôle comme fille"... "Quand on a longtemps vécu avec quelqu'un, c'est très bizarre les premières fois avec quelqu'un d'autre"..."Si on maîtrise la technique du point de croix et de la fellation on fait une très bonne épouse"...
Jupe noire et chemisier blanc au début, maillot de bain deux pièces à la fin, la comédienne Jeanne Rosa est de bout en bout dans son élément. Elle est au diapason avec le texte qui ne manque pas d'acuité, à la fois "fantaisie sur la peur, comédie sur la douleur et drame du ridicule", selon son auteur-metteur en scène, Diastème qui après la Nuit du thermomètre et 107 ans, signe là sa troisième incursion dans l'univers théâtral.
Gilles Renault


Une perle. (...) Diastème dépouille lentement ses vérités sous l’ironie dans un style qui pleure sous l’humour. Il est aussi le metteur en scène de ses textes et y met en œuvre cette même attention où les pointes d’épingles se plantent avec délicatesse. L’actrice, Jeanne Rosa, belle et faussement placide, dévoile la blessure de vivre avec une étonnante pudeur sensuelle.
Gilles Costaz

france inter
(…) C'est un très très joli texte de Diastème, très drôle, une pièce sur la confiance, sur les peurs de la vie et de l'autre. Il y a aussi une comédienne absolument remarquable, une vraie révélation. Jeanne Rosa est à la fois espiègle ou apeurée comme un petit chat. Un très joli spectacle.
Le Masque et la Plume


On a le regard constamment posé sur Jeanne Rosa qui illumine la pièce. Elle est « vraie ». Emouvante, drôle, un peu crue parfois aussi, elle nous emmène dans sa vie…. Elle semble tellement proche de nous qu’on arrive à se reconnaître en elle. L’histoire est écrite et mise en scène par Diastème qui réussit là à faire une pièce très réaliste.
Marine Garel


Vous pouvez y aller les yeux fermés !
Charlotte Lipinska


Avec La tour de Pise, Diastème a donné à Jeanne Rosa, jeune comédienne qu’il suffit de regarder un seul instant pour retrouver sa propre part d’enfance, le prétexte à un étonnant soliloque post-beckettien doux amer, émouvant et loufoque… Un spectacle totalement paradoxal, d’une tragique drôlerie, d’une hilarante gravité, et délibérément à l’opposé de toute vision culpabilisante de la destinée humaine.
Henri Lépine.


Tel le roseau qui plie mais ne rompt pas, la tour de Pise penche mais ne tombe pas… Une lumière brille sur le plateau, celle dégagée par la présence de Jeanne Rosa qui évoque hésitations et déséquilibre dans une rare finesse. Epaulée par les pinceaux lumineux de Stéphane Baquet, la pièce baroque de Diastème dessine un personnage attachant incarné par une vraie nature d’actrice.
Michel Flandrin


Une jeune femme est en scène. Seule. Belle. Face à un plongeoir. Perchée sur de hauts talons, la bouche pincée et les idées claires, elle va se dévoiler… Jeanne Rosa interprète à merveille ce personnage à l’allure normale qui nous fait rire tout en se dévoilant.
Camille Bosshardt

webthea
Diastème a un talent très particulier, celui de la petite voix intérieure. (…) Il donne un langage juste et pudique à une jeune femme qui se perd en amour. Avec humour et une légère gravité, Jeanne Rosa interprète cette jeune fille pleine de contradiction. Une belle comédienne, toute en retenue, en émotion simple et vive, si attachante que l’on a envie de la prendre dans nos bras. Diastème signe encore une fois une très jolie pièce.
Marie-Laure Atinault


le journal du dimanche
On plonge sans hésiter pour cette confession d'une femme amoureuse, à la fois ordinaire et spéciale, drôle et tragique. La comédienne naïve et fragile autant que combative et décidée illumine cette pièce signée Diastème.

Elle à paris
Quelle excellente Jeanne Rosa, passant en un instant du rire aux larmes, de la jubilation juvénile à la prostration furtive. Elle nous convainc que « tout le monde a peur de tout » et l’on se sent concerné par cette comédie douce-amère, légère et grave comme la vie.


Quelle excellente Jeanne Rosa, passant en un instant du rire aux larmes, de la jubilation juvénile à la prostration furtive. Elle nous convainc que « tout le monde a peur de tout » et l’on se sent concerné par cette comédie douce-amère, légère et grave comme la vie.
On a le regard constamment posé sur Jeanne Rosa qui illumine la pièce. Elle est « vraie ». Emouvante, drôle, un peu crue parfois aussi, elle nous emmène dans sa vie…. Elle semble tellement proche de nous qu’on arrive à se reconnaître en elle.
Marine Garel

regard en coulisse.com
(…) De l'auteur, on reconnaîtra l'ironie féroce et ce ton doux-amer où la douleur côtoie sans cesse la tendresse. Seule sur scène, l'époustouflante Jeanne Rosa (…) est tour à tour drôle et tragique, pathétique et vulnérable, mais toujours juste.
Diastème nous confirme son talent, Rosa nous révèle le sien.