

Une histoire d’amour très forte, l’amour à mort. Un très beau texte magnifiquement joué par Frédéric Andrau, seul en scène.

(…) Le récit de Diastème ose la pudeur sans édulcorer les faits, qu'il décrit avec la précision que l'on doit à ceux qui les ont vécus. Ses mots sont crus, nets, vrais, mais la tendresse qui les meut leur confère une noblesse bouleversante. Son langage ? La drôlerie, qui permet de dire le pire sans trembler. A ce jeu-là, Frédéric Andrau est l'interprète idéal de ce qui apparaît d'ores et déjà comme l'un des grands moments du théâtre privé de cette fin d'année.

(…) Il est des cris qui nous bouleversent, qui nous retournent le cœur et nous donnent la chair de poule. Le cri d’amour de 107 ans est de ceux-là. Recouvert de poésie et d’humour noir, caché sous une simple histoire d’adolescent mais d’une force incroyable. Si le texte de Diastème est assez beau, son interprétation par Frédéric Andrau est magnifique. Le comédien nous a fait frissonner de plaisir. (…)
(…) Ce comédien à la voix étrangement douce, au sourire un peu contraint, est, ici, prodigieux. Sur le fil de l'insupportable, ce texte qui mêle avec une intelligence diabolique autodérision et désespoir, naïveté et roublardise, complaisance et émotion est littéralement habité par Frédéric Andrau, qui fait tout passer, et laisse K.-O., le cœur sur les lèvres.

Après le succès de sa première pièce de théâtre, La Nuit du thermomètre, le prolifique Diastème revient avec une deuxième oeuvre coup-de-poing : 107 ans. (…) Un monologue bouleversant servi par un grand acteur.

(…) L’acteur, Frédéric Andrau (…) est bouleversant parce qu’il fait comprendre ce qu’il y a de pur, d’immensément pur, dans un être qui passe pour fou. Diastème sème le rire et le freine. Il dit la douleur de la jeunesse au plus brûlant. (…)

(…) cette pièce intense et profonde pose la question de savoir jusqu’où peut-on aller par amour. (…) Frédéric Andrau incarne sur scène un Simon attachant, touchant, qui nous laisse pénétrer dans le labyrinthe chaotique de ses pensées les plus intimes

(…) D’une écriture aiguisée, le texte de Diastème nous entraîne à travers les méandres de cette raison qui s’égare. Sobrement mis en scène, Frédéric Andrau réalise une performance d’une formidable justesse. Tour à tour fragile, drôle, désespéré, il nous fait partager chaque tressaillement, chaque vibration de l’esprit et du cœur de Simon.

(…) L’humour est noir, la déclaration d’amour bouleversante. (…) Frédéric Andrau compose un Simon inoubliable. (…)

(…) Diastème, sait écrire pour les planches (…) De plus, il a également mis en scène son texte, et ce de façon sobre et efficace. (…) On ressort avec ce sentiment plaisant d’avoir assisté à une chose toute modeste mais précieuse : la profonde et discrète complicité entre un auteur et son interprète, ce qu’on peut appeler, toutes proportions gardées, bien sûr, le « syndrome Federico-Marcello ».

Ce monologue hallucinant est la suite de La Nuit du thermomètre, la première pièce de Diastème, interprétée par Emma de Caunes et Frédéric Andrau. C’est ce dernier que l’on retrouve dans une performance exceptionnelle. L’acteur se glisse dans la folie autodestructrice de son personnage avec une originalité et un talent époustouflants.
C’est drôle, cruel, profond comme une entaille qui n’est pas près de se refermer dans nos mémoires.

(…) Durant 90 minutes, on pourrait entendre les mouches voler tant la salle est subjuguée par cette histoire universelle et épurée. (…) L’acteur se confie à nous dans toute son intimité, avec des paroles bouleversantes de sincérité. Il y a aussi dans ce texte beaucoup d’humour, très subtil mais toujours accessible. (…) La mise en scène, toute en finesse et élégance, relance judicieusement l’intérêt du spectateur. Elle souligne la folie douce et ordinaire du personnage. (…) Deux nouveaux talents sont nés.

(…) L’écriture de Diastème est dégraissée, sans tabou et suscite parfois une franche l’hilarité. (…). Frédéric Andrau est l’adolescent Simon avec une empathie tenue sans faille 1h30 durant (…). Une belle performance.